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| Jean DEVAUX | |
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ÉCOLOGIE
: QUE NE FAIT-ON PAS EN TON Ne
serait-ce qu'en France, des centaines d'Associations de Protection de la
Nature, tous les Partis Politiques se préoccupant " activement
" de l'Environnement, trois Candidats aux dernières élections présidentielles
se réclamant de l'Écologie, un Ministère de l'Écologie... Quelle
inflation de bonnes intentions ! Je
voudrais, très modestement rappeler que si l'Écologie doit être
politique, c'est avant tout une Science créée en 1866 par le biologiste
allemand HAECKEL pour désigner la Science de l'habitat (du grec oikos,
maison et logos, science). La
notion d ' Écologie a beaucoup évolué depuis cette date. Sans faire
d'historique de cette évolution, disons que son objectif est de
comprendre les règles de fonctionnement de la Biosphère, c'est‑à‑dire
de toutes les zones de la Planète (atmosphère, sols, hydrosphère) où
la vie est possible. Pour des raisons pratiques évidentes, les Écologues
(terme utilisé pour désigner les chercheurs en Écologie afin de les
différencier des Écologistes) ont subdivisé cette Biosphère en entités
relativement homogènes dénommées Écosystèmes. -
Qu'est-ce qu'un Écosystème ? La réponse à cette question n'est pas
aussi aisée qu'on le croit. -
Un Écosystème naît, vit et meurt. Quelles sont les grandes étapes de
cette évolution ? -
Tous les Écosystèmes évoluent selon les mêmes lois. Elles seront exposées. -
Contrairement à ce que perçoivent les Économistes, pour l'Écologue, il
y a une différence fondamentale entre " croissance " et "
développement ". -
S'il existe plusieurs types d'Écosystèmes, il y a donc des frontières
entre eux (zone d'écotone pour les Écologues). Que se passe-t-il au
niveau de ces frontières, notamment entre Écosystèmes de niveaux de développement
différents ? -
Pourquoi, dans la Nature, un Écosystème développé est-il obligé pour
maintenir son niveau de développement, voire l'augmenter, d'exploiter un
système sous‑évolué et de le maintenir dans sa sous-évolution ? L'Homme
se croit l'être le plus " intelligent " de la Planète. Il ne
fait pourtant que recopier, sans le savoir, les règles de fonctionnement
des Systèmes naturels. Il n'a encore pas compris que sa survie passe
obligatoirement par une aide réelle aux pays pudiquement dénommés
" émergents " ou " en voie de développement ". Si
ceux-ci ne se développent pas, c'est l'ensemble des sociétés humaines
qui disparaîtront. Un
" vrai " Ministère de l'Écologie ne devrait pas être la
"bonne conscience" d'un gouvernement mais d'une structure
majeure dont l'avis devrait primer sur ceux des Ministères de
l'Agriculture, de l'Aménagement du Territoire, de l'Équipement, de
l'Industrie... Après une période de fortes dépenses pour tenter de ` réparer
', les erreurs d'un passé récent (à peine deux siècles d'ère
industrielle, soixante ans d'agriculture intensive) il serait, à coup sûr,
l'allié objectif du Ministère de l'Économie et des Finances. S'il y a
des choses à copier dans l'évolution des Écosystèmes, c'est bien leur
tendance naturelle à recycler la matière de plus en plus efficacement et
à économiser l'énergie. Nous sommes actuellement assimilables à des
Thons (si, si, le poisson) vis‑à‑vis du Continent africain
(entre autres). Si nous ne voulons pas finir en " miettes "
comme lui, il nous faut repenser toutes nos relations entre Sociétés
humaines. Que nous le voulions ou non, nous n'avons pas le choix. C'est là,
l'apport de l'Écologie scientifique car elle peut fournir les solutions
sans aucun militantisme borné. Mais qui s'en préoccupe aujourd'hui ?
Jean DEVAUX Université
Biaise PASCAL CLERMONT-FD
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